Le 7 novembre 2009, Dominique, heureux père d'un garçon, va reconnaître son enfant devant l'officier d'état-civil. Il lui donne trois prénoms: Titeuf, Grégory, Léo.
Le fonctionnaire fronce les sourcils et informe derechef le procureur de la République de cette affaire au motif que le prénom du fameux personnage de BD à la mèche blonde du dessinateur Zep, lui semble "contraire à l'intérêt de l'enfant".
Le procureur partage son avis et assigne les parents devant le juge aux affaires familiales de Pontoise qui leur ordonne de supprimer Titeuf de l'état-civil de leur fils.
Les parents contestent, en invoquant la liberté de choix des parents et le droit à la création et font appel de la décision du juge devant la cour d'appel de Versailles qui confirme le jugement du tribunal.
Dans son arrêt, la cour relève que le héros de bande dessinée est "un personnage présenté comme un garnement pas très malin", "caricatural bien que plutôt sympathique, destiné à faire rire le public en raison de sa naïveté et des situations ridicules dans lesquelles il se trouve".
Les juges d'appel observent en conséquence que ce prénom "de nature à attirer les moqueries, risque de constituer un réel handicap pour l'enfant devenu adolescent, puis adulte, tant dans ses relations personnelles que professionnelles".
Les parents décident de poursuivre leur combat et se pourvoient en cassation. Ils font valoir qu'en se référant uniquement au personnage de la bande dessinée "dont la notoriété est nécessairement éphémère et limitée", les juges se sont livrés à une "appréciation subjective" de l'intérêt de l'enfant et qu'ils ont donc, à ce titre, violé l'article 3 de la Convention de la New York du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Dans un arrêt rendu le 15 février, la Cour de cassation a rejeté leur pourvoi.
Grégory, Léo a trois ans et demi. Sur son blog, le sociologue Baptiste Coulmont, auteur d'une Sociologie des prénoms (La Découverte, 2011), qui a mené l'enquête, relevait que dans les mois précédents, l'état-civil de la même commune s'était enrichi de Kara, Logan, Skyla, ou, encore un peu plus tôt, Séphyr-Bonnie. De quoi nourrir les discussions de récré. "C'est pô juste" ou "Tcheu la honte" ?
http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2012/02/15/ne-mappelez-plus-titeuf/
jeudi 16 février 2012
samedi 4 février 2012
Qui sont ces Liégeois qui ont appelé leur fils “Fionn”?
(...) La palme revient à “ Fionn ” qui prêtera sûrement à rire à partir d’un certain âge (sauf, évidemment, pour l’enfant qui portera ce “ prénom ”). Mais on a aussi des références à des personnalités comme “ Gabin ”, “ Beaudelaire ”, “ Moon ” ou encore “ Pape ”.
Un retour aussi, celui de “ Sidonie ”. Et les sempiternels anglo-saxons qui cette fois ne sont même plus empruntés à des séries TV: “ Success ”, “ Perpetual ” et “ Lacey ”. Enfin, des mots français comme “ Acacia ”, “ Chrysalide ”, “ Evangeline ”, “ Aglae ” ou “ Rose-Diamant ”.
GSM et Clitoris refusés
Mais au fait, peut-on vraiment donner n’importe quel prénom à sa progéniture? Il est loin le temps où ceux-ci devaient obligatoirement se retrouver parmi les saints du calendrier.
Aujourd’hui, une plus grande latitude est donnée, mais il ne faut pas dépasser certaines limites. “ Celle de la moquerie, de la grossièreté ou de la confusion, expliquait-on l’an dernier au service population. On a dû par exemple refuser “ GSM ” ou “ Clitoris ”. Ou encore l’association de “ Pierre ” avec le nom ” Tombal ”.
Lorsqu’il s’agit de prénoms étrangers inconnus, les services prennent aussi contact avec l’ambassade du pays concerné pour savoir s’il ne pose pas de problème.
http://www.sudpresse.be/regions/liege/2012-02-04/qui-sont-ces-liegeois-qui-ont-appele-leur-fils-fionn-936127.shtml
Un retour aussi, celui de “ Sidonie ”. Et les sempiternels anglo-saxons qui cette fois ne sont même plus empruntés à des séries TV: “ Success ”, “ Perpetual ” et “ Lacey ”. Enfin, des mots français comme “ Acacia ”, “ Chrysalide ”, “ Evangeline ”, “ Aglae ” ou “ Rose-Diamant ”.
GSM et Clitoris refusés
Mais au fait, peut-on vraiment donner n’importe quel prénom à sa progéniture? Il est loin le temps où ceux-ci devaient obligatoirement se retrouver parmi les saints du calendrier.
Aujourd’hui, une plus grande latitude est donnée, mais il ne faut pas dépasser certaines limites. “ Celle de la moquerie, de la grossièreté ou de la confusion, expliquait-on l’an dernier au service population. On a dû par exemple refuser “ GSM ” ou “ Clitoris ”. Ou encore l’association de “ Pierre ” avec le nom ” Tombal ”.
Lorsqu’il s’agit de prénoms étrangers inconnus, les services prennent aussi contact avec l’ambassade du pays concerné pour savoir s’il ne pose pas de problème.
http://www.sudpresse.be/regions/liege/2012-02-04/qui-sont-ces-liegeois-qui-ont-appele-leur-fils-fionn-936127.shtml
vendredi 27 janvier 2012
Les prénoms les plus originaux des bébés de la région
Dans les Pyrénées-Atlantiques, le premier bébé de l'année 2011 s'appelle Timéo. En Gironde, il s'appelle Thimoté. En Dordogne, elle s'appelle Léonor. Dans les Landes, il s'appelle Henri. En Lot-et-Garonne, il s'appelle Kyle. En Charente-Maritime, elle s'appelle Emma. En Charente, elle s'appelle Marie-Louis.
A Agen, l'état civil a beau recenser un peu moins de naissances dans les maternités de l'hôpital et de la clinique (1930 contre 1965 en 2009), la liste des prénoms s'allonge avec 17 nouveautés pour cette année. Si Enzo, 1er prénom de l'année en Lot-et-Garonne en 2008, ne dément pas son succès encore cette année, voici pour la première fois Enza, côté filles. Dans le florilège des raretés, on trouve aussi, Jade-Cassidy et Lily-Rose, Ceridwen, Céleine, El (tout court), Israël, Tcharlie (sans faute de frappe), Zidane... Toujours à Agen, mention spéciale pour la lettre "k" avec Kenzy, Kimberley, Koran...
De leur côté, les parents luziens multiplient les Xan ou Xana (Jean ou Jeanne en français), et ont aussi un penchant pour les Louis, Louise, Louisa, Inès. Les prénoms basques tels que Xabi, Bixente, Aitor, Iker, Andoni sont indémodables.
Des parents luziens ont eu l'idée originale d'appeler leur enfant John Wayne, en basquisant la première partie du prénom, ce qui a donné : Xan Wayne.
A Agen, l'état civil a beau recenser un peu moins de naissances dans les maternités de l'hôpital et de la clinique (1930 contre 1965 en 2009), la liste des prénoms s'allonge avec 17 nouveautés pour cette année. Si Enzo, 1er prénom de l'année en Lot-et-Garonne en 2008, ne dément pas son succès encore cette année, voici pour la première fois Enza, côté filles. Dans le florilège des raretés, on trouve aussi, Jade-Cassidy et Lily-Rose, Ceridwen, Céleine, El (tout court), Israël, Tcharlie (sans faute de frappe), Zidane... Toujours à Agen, mention spéciale pour la lettre "k" avec Kenzy, Kimberley, Koran...
De leur côté, les parents luziens multiplient les Xan ou Xana (Jean ou Jeanne en français), et ont aussi un penchant pour les Louis, Louise, Louisa, Inès. Les prénoms basques tels que Xabi, Bixente, Aitor, Iker, Andoni sont indémodables.
Des parents luziens ont eu l'idée originale d'appeler leur enfant John Wayne, en basquisant la première partie du prénom, ce qui a donné : Xan Wayne.
Dans la version américaine on a, comme en Lot-et-Garonne, Lily Rose. On trouve surtout Scarlett Pénélope, un mélange détonnant... Mais le prénom préféré de la rédaction de Saint-Jean-de-Luz, c'est Lohitzune. Parce que la famille habite à Donibane Lohitzune (Saint-Jean-de-Luz en langue basque).
http://www.sudouest.fr/2011/01/03/les-prenoms-les-plus-originaux-des-bebes-de-la-region-280954-3.php
http://www.sudouest.fr/2011/01/03/les-prenoms-les-plus-originaux-des-bebes-de-la-region-280954-3.php
jeudi 12 janvier 2012
Un couple de Français a reçu l'autorisation de la justice de prénommer leur enfant "Daemon".
Des jeunes parents s'étaient révoltés après que les fonctionnaires de l'état civil de Cambrai avaient refusé d'inscrire leur nouveau-né sous le nom de "Daemon" qui signifie "Démon" en Latin. L'affaire avait été portée en justice le 15 décembre dernier par le procureur de Cambrai qui jugeait que ce prénom était "contraire à l'intérêt de l'enfant".
Et le verdict est tombé ce matin, selon La Voix du Nord. Celui-ci est favorable aux jeunes parents. En effet, le juge aux affaires familiales de Cambrai a entériné le choix de ce couple qui souhaitait absolument appeler leur fils "Daemon" en hommage au personnage de la série américaine "Vampire Diaries".
Pour Lionel et Blandine Défontaine, il s'agit là d'un gros soulagement. Les parents avaient, en effet, déjà fait graver le prénom farfelu sur tous les objets du bébé qui est aujourd'hui âgé de deux mois et demi.
Et le verdict est tombé ce matin, selon La Voix du Nord. Celui-ci est favorable aux jeunes parents. En effet, le juge aux affaires familiales de Cambrai a entériné le choix de ce couple qui souhaitait absolument appeler leur fils "Daemon" en hommage au personnage de la série américaine "Vampire Diaries".
Pour Lionel et Blandine Défontaine, il s'agit là d'un gros soulagement. Les parents avaient, en effet, déjà fait graver le prénom farfelu sur tous les objets du bébé qui est aujourd'hui âgé de deux mois et demi.
jeudi 5 janvier 2012
Why Larry Page indexes web pages
When you meet Robert Cialdini -- author of the definitive Influence: The Psychology of Persuasion, and according to his biography "the most cited living social psychologist in the world today" -- you know you'll learn something.
What I had not expected was that it would be an idea called "nominative determinism". That, he explained, was the tendency for our names to influence our life decisions, as we subconsciously gravitate towards choices that remind us of ourselves.
To take one favourite Cialdini example: when Rolling Stone magazine identified "The 500 Greatest Songs of All Time" in December 2004, top of the chart was Bob Dylan's "Like A Rolling Stone" -- with, at number two, "(I Can't Get No) Satisfaction"... by the Rolling Stones. "And that's a coincidence?" Cialdini asked with a mischievous smile.
Nominative determinism was coined in a 1994 issue of New Scientist. The magazine cited a piece in The Psychologist which found that "authors gravitate to the area of research which fits their surname" -- a prime example being a paper on incontinence in the British Journal of Urology (vol 49, pp 173- 176) by... AJ Splatt and D Weedon.
Would Igor Judge have become Lord Chief Justice of England and Wales had he been differently named? Did his surname predispose Bernard Madoff to a career of fraud?
The science is persuasive. Brett Pelham and colleagues at the State University of New York found that people are disproportionately likely to live in places whose names resemble their own (so men named Louis will favour St Louis); choose careers whose labels resemble their names (so Dennis and Denise are overrepresented among dentists); and that your birthday can determine your home town (people born on February 2 are more likely to live in Twin Lakes, Wisconsin). Pelham calls such preferences "implicit egotism". Similarly, owners of hardware shops are 80 percent more likely to have names beginning with H as compared with R; roofers shared the reverse pattern. And Ernest Abel, of Wayne State University, found that people with the surname "Doctor" were more likely to be doctors than lawyers, and vice versa for the surname "Lawyer".
The moral? Be careful what you decide to name your children.
http://www.wired.co.uk/magazine/archive/2011/10/ideas-bank/david-rowan
What I had not expected was that it would be an idea called "nominative determinism". That, he explained, was the tendency for our names to influence our life decisions, as we subconsciously gravitate towards choices that remind us of ourselves.
To take one favourite Cialdini example: when Rolling Stone magazine identified "The 500 Greatest Songs of All Time" in December 2004, top of the chart was Bob Dylan's "Like A Rolling Stone" -- with, at number two, "(I Can't Get No) Satisfaction"... by the Rolling Stones. "And that's a coincidence?" Cialdini asked with a mischievous smile.
Nominative determinism was coined in a 1994 issue of New Scientist. The magazine cited a piece in The Psychologist which found that "authors gravitate to the area of research which fits their surname" -- a prime example being a paper on incontinence in the British Journal of Urology (vol 49, pp 173- 176) by... AJ Splatt and D Weedon.
Would Igor Judge have become Lord Chief Justice of England and Wales had he been differently named? Did his surname predispose Bernard Madoff to a career of fraud?
The science is persuasive. Brett Pelham and colleagues at the State University of New York found that people are disproportionately likely to live in places whose names resemble their own (so men named Louis will favour St Louis); choose careers whose labels resemble their names (so Dennis and Denise are overrepresented among dentists); and that your birthday can determine your home town (people born on February 2 are more likely to live in Twin Lakes, Wisconsin). Pelham calls such preferences "implicit egotism". Similarly, owners of hardware shops are 80 percent more likely to have names beginning with H as compared with R; roofers shared the reverse pattern. And Ernest Abel, of Wayne State University, found that people with the surname "Doctor" were more likely to be doctors than lawyers, and vice versa for the surname "Lawyer".
The moral? Be careful what you decide to name your children.
http://www.wired.co.uk/magazine/archive/2011/10/ideas-bank/david-rowan
mercredi 4 janvier 2012
Prénoms à la con en Belgique
Les Belges font preuve de plus en plus d’imagination au moment de choisir un prénom pour leur enfant. L’ennui, c’est que l’originalité, dans ce cas, n’est pas toujours bonne conseillère. Appeler son gosse Halloween ou Cédille, est-ce vraiment de l’amour?
Une enquête du Vif montre que 11.000 petits Belges portent des prénoms uniques. A force de chercher à se distinguer, on se retrouve avec des enfants qui ne rencontreront jamais un petit camarade qui porte le même prénom qu’eux.
Comment se fait-il que les prénoms les plus inattendus soient donnés aux enfants? La perte des traditions, l’individualisme des gens et l’assouplissement des règles en matière d’état-civil. Et puis, il y a aussi l’influence d’internet. Il est facile, par exemple, d’aller sur un site américain qui énumère les faire-part des naissances aux Etats-Unis.
En Belgique, au rang des prénoms rares, on a vu apparaître des Cadel (après la victoire de Cadel Evans au Tour de France) et des Amy (après la mort d’Amy Winehouse).
Et au rang des prénoms uniques (pour l’instant), on trouve un Akenaton, un Halloween, un Boghosse ou encore une Lacrima, une Cédille ou une Emeraude.
http://www.sudpresse.be/actualite/societe/2011-12-28/ils-donnent-a-leurs-enfants-des-prenoms-uniques-akenaton-halloween-boghosse-927868.shtml
Une enquête du Vif montre que 11.000 petits Belges portent des prénoms uniques. A force de chercher à se distinguer, on se retrouve avec des enfants qui ne rencontreront jamais un petit camarade qui porte le même prénom qu’eux.
Comment se fait-il que les prénoms les plus inattendus soient donnés aux enfants? La perte des traditions, l’individualisme des gens et l’assouplissement des règles en matière d’état-civil. Et puis, il y a aussi l’influence d’internet. Il est facile, par exemple, d’aller sur un site américain qui énumère les faire-part des naissances aux Etats-Unis.
En Belgique, au rang des prénoms rares, on a vu apparaître des Cadel (après la victoire de Cadel Evans au Tour de France) et des Amy (après la mort d’Amy Winehouse).
Et au rang des prénoms uniques (pour l’instant), on trouve un Akenaton, un Halloween, un Boghosse ou encore une Lacrima, une Cédille ou une Emeraude.
http://www.sudpresse.be/actualite/societe/2011-12-28/ils-donnent-a-leurs-enfants-des-prenoms-uniques-akenaton-halloween-boghosse-927868.shtml
mercredi 28 décembre 2011
La liste des pires prénoms relevés par les infirmières de Strasbourg
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